Tendances
24/8/21
Le rapport au travail change
Le rapport au travail change... Depuis quelques années son évolution ne fait que s’accélérer : des avancées technologiques, des métiers qui naissent...
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Le rapport au travail change avec des évolutions qui ne font que s’accélérer : des avancées technologiques, des métiers qui naissent, d’autres qui disparaissent, des crises économiques… Mais si les organisations sont en pleine mutation, le rapport au travail change également. Cette quête de sens au travail est dans toutes les têtes, et d’autant plus depuis la pandémie. Parce qu’on le sait que cette lassitude de l’entreprise n’est pas un phénomène récent, comment les entreprises font et peuvent faire face à ce changement du rapport au travail ?

Avant pandémie

Si on remonte au début des années 50, la gente masculine dominait le marché du travail. Avec une fin d’études qui avoisinait les 14 ans, les secteurs tertiaires n’étaient pas privilégiés à cette époque. Les conditions de travail qui (sans exagération aucune) laissaient plus qu’à désirer. En clair, le “métro, boulot, dodo” était plus que de rigueur (bien entendu, c’est une généralité). C’est seulement à partir des années 60 que le rapport au travail change et que l’épanouissement professionnel est devenu un réel débat et un motif de revendications. Le but était bien plus que de ramener un salaire à la maison mais de pouvoir s’épanouir dans son job. Si des énormes changements ont été remarqués depuis cette époque, les nouvelles générations sont de plus en plus exigeantes quant à leurs conditions de travail.

La génération des Millenials, bercée par les nouvelles technologies, n’a plus les mêmes attentes et le même rapport au travail. Cette génération qui pèse lourd dans le marché du travail (2,4 Milliard dans le monde), représente une grande partie des salariés à satisfaire. Toutefois, ils ne sont dorénavant plus seuls car ce changement de culture influence la grande majorité des salariés. Si avant la pandémie les codes commençaient peu à peu à changer, après le bouleversement du covid dans le monde de l’entreprise rien ne sera plus comme avant…

Le rapport au travail change mais comment ?

Si le télétravail est survenu de façon très brutale lors du confinement mondial, cette méthode de travail n’est pas née pendant cette pandémie et était déjà très utilisée auparavant. En effet, en 2019, 29% des salariés faisaient du télétravail de façon ponctuelle.

Cette pratique devenue courante à l’arrivée du confinement, et qui perdure encore aujourd’hui ne fait pas que des heureux. Cette virtualisation des rapports humains et cette mauvaise distinction entre vie personnelle et professionnelle jouent sur le moral des salariés. Et tandis que l’on parlait jadis du burn-out, une nouvelle pathologie a fait son apparition… Le Brown-Out.

Le brown-out, ce phénomène qui n’est autre qu’une maladie fait une apparition remarquée au sein des entreprises. Si dans son sens littéral, elle signifie une coupure d’électricité, dans le monde de l’entreprise elle désigne une baisse d’engagement du salarié dû à de nombreuses raisons : une perte de sens au travail ou en encore une incompréhension des raisons de leurs missions.

Une possible solution ?

En France, la grande majorité des salariés travaillent encore 8h par jour. Selon des études et aussi les lois simples de la biologie et de la physique, notre capacité de concentration est incapable d’atteindre les 8 heures. Il n’est donc pas surprenant d’observer qu’en fin de journée nos pauses-cafés ont tendance à se répéter et deviennent parfois interminables et qu’il devient difficile de ne pas céder à l’appel des notifs de son smartphone.

Allant dans ce sens, une proposition de loi a été déposée proposant une réduction du temps de travail à 28h hebdomadaire (contre 35 aujourd’hui). Sans surprise, l’Assemblée Nationale l’a évidemment rejetée. Pourtant, cette proposition qui pourrait s’avérer être synonyme de fainéantise ou de manque d’envie de travailler est en réalité une stratégie de gain de productivité. En effet, cette solution a été testée et approuvée dans plusieurs pays qui ont pu observer un maintien de la productivité en avançant la fin de journée à 13h. Auraient-ils, contre toutes attentes, trouvé la solution pour maintenir l’engagement de leurs collaborateurs ?