Le monde des startups : un secteur toujours aussi fermé aux femmes ? La French tech, souvent critiquée pour son manque de représentation féminine, veut se féminiser. Autant dans les postes de dirigeants que dans des postes de salariés, les femmes sont très peu présentes au sein des startups. Quelles en sont les raisons ? Quelle est la réelle place des femmes dans l’univers des startups ? Un avenir meilleur semble pointer le bout de son nez pour les futures startupeuses.
La représentation des femmes dans les startups françaises reste faible. En 2018 déjà, seulement 33 % des emplois en startup étaient occupés par des femmes.
Plus inquiétant : selon le collectif SISTA, à peine 5 % des startups sont créées par des équipes 100 % féminines. Côté financement, le déséquilibre est flagrant : depuis 2008, seulement 2 % des investissements ont été levés par des startups fondées par des femmes, et 9 % pour les équipes mixtes. Résultat : près de 90 % des fonds vont encore à des startups dirigées par des hommes.
Les femmes sont vues par la société comme très peu ambitieuses, se dirigeant vers des postes dit « de sécurité » ou encore n’étant pas attirées par ce monde de « geeks »… Autant de stéréotypes et de remarques déplacées qui s’accumulent aux inégalités comme la difficulté d’obtenir un financement pour un projet. Selon l’étude réalisée par SISTA x BCG, les femmes ont 30% moins de chances d’accéder à des financements par les principaux investisseurs. Ces chiffres sont révélateurs des obstacles que rencontrent les femmes. Des obstacles pouvant intervenir de la part des hommes mais aussi des barrières que les femmes peuvent se mettre elles-mêmes. Malgré le fait que l’égalité réelle ne soit pas présente, une avancée sur le sujet arrive au sein des grandes entreprises et qui n’épargne pas non plus la french tech !
De nombreuses entreprises de la tech s’engagent à plus de parité dans leur secteur à travers plusieurs actions. Pour exemple, la mise en place de « The Galion project », une charte proposée à des startups, visant à plus de recrutement féminin au sein de leurs équipes. D’autant plus, d’après une étude (cabinet américain McKinsey) en 2015, les entreprises dont l’équipe dirigeante est mixte, ont 15% de plus de chances de réussir. D’autres actions sont mises en place afin de favoriser l’entrepreneuriat féminin dans le secteur de la tech comme les incubateurs 100% féminins. Des modèles inspirants peuvent être des facteurs de motivation pour les futures startupeuses comme la fondatrice de Leetchi, Céline Lazorthes, ou encore la dirigeante de la Station F, Roxanne Varza !
Si l’écosystème évolue, la route est encore longue. Mais une chose est sûre : l’avenir de la tech et des startups ne pourra pas se faire sans les femmes. Et les chiffres, tout comme les initiatives qui se multiplient, le prouvent : la diversité n’est plus une option, c’est un levier d’innovation durable.